Alain Texier

Né en 1958

C’est à l’âge de 11 ans que j’ai com­mencé à “faire de la photo”. Après avoir eu un petit Ins­ta­ma­tic, j’ai vite pris pos­ses­sion du Kodak de mon père, appa­reil déjà rela­ti­ve­ment évolué puisqu’il y avait réglage de l’ouverture (avec une cel­lule externe) et de la distance.

C’est donc à l’entrée en 6ème que je me suis ins­crit au club photo du col­lège de Saint André de Cub­zac, j’y ai décou­vert les rudi­ments de la prise de vue, les tech­niques de développement.

Bien sur, il s’agissait de Noir et Blanc.

Chaque année le club fai­sait une petite expo dans le labo alors ouvert à tous.

 

Arrivé au Lycée de Blaye, interne, la photo m’a vite man­qué et j’ai avec l’aide d’un cama­rade monté le club photo du lycée. D’élève j’étais devenu pro­fes­seur!!!  Je ne sais si la for­ma­tion était de qua­lité mais j’en garde pour ma part un sou­ve­nir de com­pli­ci­tés, de décou­verte de l’autre.

Pen­dant ce temps, je conti­nuai à déve­lop­per mes pho­tos dans la salle de bain le week-end avec un vieil Olym­pus prêté par l’ancien ani­ma­teur du club photo de Saint andré.

 

Pour mon bac, cadeau de mes parents : un agran­dis­seur Durst F30 avec un objec­tif componon/schneider, le luxe en somme.

Pre­mière vacances d’après bac, pre­mier bou­lot d’été, pre­mier appa­reil photo, un Minolta SRT 101 et l’aménagement du par à cochon pour y faire mon labo photo. Plus besoin de mobi­li­ser la salle de bain!!!

 

Puis c’est la fac, le pre­mier emploi dans la fonc­tion publique territoriale.

Ce sera la période où je ferai beau­coup de por­traits, enfants comme adultes.

 

Des reve­nus plus stables, et la course à l’appareil per­for­mant avec l’apparition des “automatiques”.

 

Pour­tant, en 1995, je revends tout mon maté­riel de prise de vue pour reve­nir au mythique Leica M3, certes entiè­re­ment manuel mais qui cor­res­pon­dait mieux à ma façon de faire de la photo : en pre­nant le temps.

 

Puis les choses de la vie, un peu moins de temps pour la photo, une période plu­tôt calme jusqu’à ce que ma femme m’offre un petit numé­rique pour que je redé­couvre le plai­sir de la photo et sur­tout la pos­si­bi­lité d’avoir rapi­de­ment un tirage papier. Bien vite les vieux démons réap­pa­raissent et je reprends du Leica (M8).

 

Une longue ami­tié avec Chris­tian Vicens pho­to­graphe à Lor­mont et quelques dis­cus­sions plus tard le pas est fran­chi, je pré­sente dans sa gale­rie ma pre­mière exposition.