C’est à l’âge de 11 ans que j’ai commencé à “faire de la photo”. Après avoir eu un petit Instamatic, j’ai vite pris possession du Kodak de mon père, appareil déjà relativement évolué puisqu’il y avait réglage de l’ouverture (avec une cellule externe) et de la distance.
C’est donc à l’entrée en 6ème que je me suis inscrit au club photo du collège de Saint André de Cubzac, j’y ai découvert les rudiments de la prise de vue, les techniques de développement.
Bien sur, il s’agissait de Noir et Blanc.
Chaque année le club faisait une petite expo dans le labo alors ouvert à tous.
Arrivé au Lycée de Blaye, interne, la photo m’a vite manqué et j’ai avec l’aide d’un camarade monté le club photo du lycée. D’élève j’étais devenu professeur!!! Je ne sais si la formation était de qualité mais j’en garde pour ma part un souvenir de complicités, de découverte de l’autre.
Pendant ce temps, je continuai à développer mes photos dans la salle de bain le week-end avec un vieil Olympus prêté par l’ancien animateur du club photo de Saint andré.
Pour mon bac, cadeau de mes parents : un agrandisseur Durst F30 avec un objectif componon/schneider, le luxe en somme.
Première vacances d’après bac, premier boulot d’été, premier appareil photo, un Minolta SRT 101 et l’aménagement du par à cochon pour y faire mon labo photo. Plus besoin de mobiliser la salle de bain!!!
Puis c’est la fac, le premier emploi dans la fonction publique territoriale.
Ce sera la période où je ferai beaucoup de portraits, enfants comme adultes.
Des revenus plus stables, et la course à l’appareil performant avec l’apparition des “automatiques”.
Pourtant, en 1995, je revends tout mon matériel de prise de vue pour revenir au mythique Leica M3, certes entièrement manuel mais qui correspondait mieux à ma façon de faire de la photo : en prenant le temps.
Puis les choses de la vie, un peu moins de temps pour la photo, une période plutôt calme jusqu’à ce que ma femme m’offre un petit numérique pour que je redécouvre le plaisir de la photo et surtout la possibilité d’avoir rapidement un tirage papier. Bien vite les vieux démons réapparaissent et je reprends du Leica (M8).
Une longue amitié avec Christian Vicens photographe à Lormont et quelques discussions plus tard le pas est franchi, je présente dans sa galerie ma première exposition.
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